Batik

Le mot batik désigne une technique de teinture du tissu consistant à créer des dessins et des motifs par l’application de réserves avec de la cire fondue (paraffine), avant teinture. Le tissu de départ est une pièce de coton blanc sur laquelle l’artiste, après avoir dessiné le motif, fait des réserves sur les deux faces, destinées à protéger ces zones des bains de teinture.

L’application de bains de teinture successifs, allant des couleurs les plus claires aux plus foncées, permet d’obtenir le motif final.

Avant chaque phase de teinture, il faut bien entendu protéger avec la cire les zones destinées à conserver la coloration précédente.

Certains détails peuvent être peints à la main : une fois secs, ils seront recouverts de cire afin d’être protégés des bains de teinture.

Enfin, la cire est récupérée par trempage du batik dans l’eau bouillante.

Tissage

La tradition du tissage du coton est ancienne et se superpose à la progression de l’islam en Afrique de l’Ouest. En effet la nudité doit être cachée et le tissage est le moyen de fabriquer des vêtements. Alors que le filage était dévolu aux femmes, le tissage était à l’origine une activité masculine.

Les métiers à tisser traditionnels sont installés à l’extérieur et produisent une bande de tissu d’une largeur de 12-15cm.

Marginalement, dans certaines ethnies, les femmes pouvaient aussi tisser avec des métiers différents, verticaux, installés dans les cases et qui produisent des bandes de tissu plus large d’environ 50cm.

Dans la seconde moitié du XXème siècle, la conception de “métiers améliorés” pour les femmes par les missionnaires et surtout, dans les années 80, la volonté de Thomas Sankara de promouvoir l’émancipation des femmes parallèlement au développement des productions nationales, en particulier celle de tissus locaux, ont entraîné l’essor du tissage féminin.

C’est la naissance du Faso Dan Fani : littéralement le “pagne tissé de la patrie”, du dioula fani: le pagne, dan: tisser et faso: la patrie, le territoire (qu’on retrouve dans Burkina Faso, “le pays des hommes intègres”, nom que Thomas Sankara avait choisi pour rebaptiser la Haute-Volta, ex-colonie française).

Thomas Sankara alla jusqu’à imposer par décret à ses fonctionnaires le port du faso dan fani et de tenues réalisés en étoffes traditionnelles. Parallèlement le regroupement des femmes tisserandes en coopératives et la création d’ateliers de production permirent d’atteindre les objectifs: produire et consommer burkinabè, émanciper les femmes et créer des emplois.

Si le successeur de Thomas Sankara, le président Blaise Compaoré, a mis fin à la politique autoritaire du faso dan fani, l’accent a néanmoins été porté vers la qualité de cette production locale.

Progressivement, par le biais de vitrines internationales telles que le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou), de concours nationaux ou d’autres opérations promotionnelles, l’engouement pour le faso dan fani s’est développé.

Palissandre

Le palissandre est un bois très dense, très dur et résistant à l’humidité et à la vermine, pouvant présenter différentes couleurs. Ses grandes qualités tant mécaniques qu’esthétiques en ont fait un bois très recherché.

Au Burkina, le palissandre est essentiellement utilisé pour la fabrication d’instruments de musique traditionnels dont le balafon, un instrument traditionnel ressemblant au xylophone. Le palissandre est également utilisé de nos jours dans la fabrication de meubles contemporains.

Coton

Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides. Le cotonnier sauvage (« coton pérenne ») vit une dizaine d’années et peut mesurer jusqu’à dix mètres.

La culture du cotonnier nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et un total de 120 jours arrosés pour assurer la croissance puis un temps sec en fin de cycle végétatif pour permettre la déhiscence des capsules et éviter le pourrissement de la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales. Le cotonnier supporte les climats tempérés à condition qu’il ne gèle pas.

Le coton en Afrique

Le coton représente la plus importante source des recettes d’exportation agricole des PMA. Le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali sont ainsi connus comme le groupe des « Cotton Four ».

Le coton est le produit d’exportation le plus important du Burkina Faso. Il représente aussi la seule possibilité de revenu pour de nombreuses familles paysannes.

Calebasse

La calebasse, ou gourde, est une plante herbacée annuelle de la famille des Cucurbitacées, cultivée comme plante potagère pour son fruit, la calebasse, parfois consommée à l’état frais comme légume ou plus souvent utilisée à l’état sec pour fabriquer divers objets, comme des bols pour la cuisine ou pour la fabrication d’instruments traditionnels comme le balafon. De nos jours, la calebasse est également utilisée dans la fabrication d’objets décoratifs comme des lampes. Elle est originaire d’Afrique.